[l’heure du conte] Les 6 serviteurs

Défi 30 jours. vidéo 2/30

Aujourd’hui, sur la chaîne j’ouvre un nouveau espace l’heure du conte, un peu sur le principe de la malle aux histoires, sauf que là, j’ai le livre, comme support, et je vous le montre également. 😉 Cliquez au centre de l’image pour voir la vidéo.


Retranscription texte :

Bonjour je suis Mickaéline Cuny

 

Il était une fois, une vieille reine qui était une sorcière. Elle avait pour fille la plus jolie créature de la terre ait jamais portée. Mais la vieille femme n’avait qu’une idée en tête : conduire les hommes à leurs perte. Dès qu’un prétendant se présentait pour demander la main de la princesse, elle le soumettait à une épreuve qu’il devait surmonter, sous peine de mort.

Éblouis par la beauté de la jeune fille, de nombreux jeunes gens tentèrent leur chance, mais ils ne purent réussir l’épreuve imposée, par la vieille femme et durent s’agenouiller pour être décapités sans pitié.

Or, le fils d’un roi entendit parler de la grande beauté de la princesse, et dit à son père :

<< Laissez-moi tenter d’obtenir sa main.>>

<<Jamais, dit le roi, si tu y allais, tu courrais à ta perte>>

Le prince fut pris d’une telle tristesse qu’il en tomba gravement malade. Aucun des médecins du pays ne fut capable de le guérir, et au bout de sept ans, voyant qu’il n’y avait plus d’espoir, son père lui dit, résigné :

<< Eh bien, va donc tenter ta chance. Il n’y a rien d’autre que je puisse faire pour toi.>>

A ces mots, le prince se leva, à nouveau dispos, et, joyeusement, se mit en chemin.

Alors qu’il chevauchait sur la lande, il aperçut de loin quelque chose qu’il prit pour une grosse meule de foin.

En s’approchant, il vit que c’était en réalité le ventre d’un homme couché sur le dos, mais un ventre si gros qu’on aurait dit une petite montagne.

Lorsqu’il vit le prince, le gros homme se redressa et dit :

<< Si vous avez besoin d’un serviteur, engagez-moi.>>

<<Et que ferais-je d’un gros lourdaud comme toi ?>> demanda le prince.

<< Oh ! Vous n’avez encore rien vu, car si je me donne la peine d’enfler pour de bon, je puis être trois mille fois plus gros !>>

<< S’il en est bien ainsi, dit le prince, je pense que tu pourras m’être utile. Viens avec moi.>>

Regardez à quoi ressemble ce gros bonhomme

Le prince continua son chemin, suivi du gros homme. Un peu plus loin ils rencontrèrent un autre individu, couché par terre, l’oreille collée au sol.

<<Que fais-tu donc là ?>> lui demanda le prince.

<< J’écoute>>, répondit l’homme.

<< Et qu’est-ce que tu écoutes avec tant d’attention ?>>

<< J’écoute tout ce qui se passe dans le monde. Mon ouïe est si fine que rien n’échappe à mon oreille, dit l’homme, j’entends même l’herbe pousser.>>

<< Dis-moi, reprit le prince, qu’entends-tu à la cour de la vieille reine, celle qui a une fille si belle ?>>

<< J’entends le sifflement de l’épée qui prend son élan pour trancher la tête d’un prétendant.>>

<<Je pense que tu pourras m’être utile, dit le prince. Viens avec moi.>>

Regardez à quoi ressemble l’homme

Ils poursuivirent leur route et aperçurent bientôt deux pieds et, allongées sur le sol, une partie des jambes qui leur faisaient suite, des jambes si longues qu’ils n’en voyaient pas la fin.

Après avoir marché un bon moment, ils arrivèrent au tronc, puis finalement à la tête de l’homme allongé là.

<<Eh bien, quel interminable gaillard tu fais !>> lui dit le prince.

<<Oh, cela n’est rien, dit l’homme gigantesque. Si je me donne la peine de m’étirer, je puis être trois mille fois plus long et dominer la plus haute montagne de la terre. Je serais heureux de vous servir, si vous acceptiez de m’engager.>>

<<Oui, je pense que tu pourras m’être utile, dit le prince. Viens avec moi.>>

Regardez à quoi ressemble l’homme, on dirait un long serpent

Ils continuèrent leur chemin et rencontrèrent un homme assis au bord de la route qui portait un bandeau sur les yeux.

<< Tes yeux sont-ils si fragiles qu’ils ne supportent pas la lumière du jour ?>> Demanda le prince.

<< Non, dit l’homme, mais je ne puis ôter ce bandeau, car la puissance de mon regard est telle que dès qu’il se porte sur une chose, celle-ci éclate et se brise en mille morceaux. Si cela peut vous intéresser, c’est un plaisir que je vous servirais.>>

<<Oui, je pense que tu pourras m’être utile, dit le prince. Viens avec moi.>>

Regardez à quoi ressemble l’homme

Ils poursuivirent leur voyage et trouvèrent un homme qui bien qu’installé en plein soleil, frissonnait et tremblait de tout son corps, sans pouvoir s’arrêter.

<<Oh, répondit l’homme, c’est que je ne suis pas comme tout le monde. Plus il fait chaud, plus j’ai froid, et plus je tremble. Et plus il fait froid, plus j’ai chaud. Je ne supporte ni le gel qui me brûle les os, ni le feu qui me me les glace.>>

<<Eh bien, dit le prince, tu es un drôle de gars, mais si tu veux être mon serviteur, viens avec moi.>>

Ils repartirent et virent un homme au cou si long qu’il pouvait regarder par-dessus les montagnes.

<<Mais que regardes-tu donc ?>> lui demanda le prince

<<J’ai la vue si perçante, répondit l’homme, que mon regard peut, bien au-delà des forêts et des montagnes, embrasser le monde entier>>.

<<Il me manquait encore, un homme tel que toi. Dit le prince, si tu veux être mon serviteur, viens avec moi.>>

Alors regardez là il y a l’homme frileux, et voilà à quoi ressemble l’homme au long cou

Le prince et ses six serviteurs arrivèrent dans la ville où vivait la vieille reine. Le prince ne dit pas qui il était mais s’adressa ainsi à la reine.

<<Donnez-moi la main de votre charmante fille et j’accomplirai toutes les épreuves auxquelles vous me soumettrez.>>

Heureuse de voir un nouveau jeune et beau prétendant tomber dans ses griffes, la sorcière dit :

<< Je vais te soumettre à trois épreuves : si tu les accomplis toutes, tu pourras épouser ma fille.>>

<<Quelle est donc la première épreuve ? >> demanda-t-il.

<<Tu devras me rapporter une bague que j’ai fait tomber dans la Mer Rouge>>, dit la reine.

Le prince revint voir ses serviteurs et leur dit :

<< La première épreuve est difficile. Je dois aller chercher une bague que la reine a fait tomber dans la mer rouge. Qu’en pensez-vous ?>>

Vue Perçante dit :

<<Voyons, voir où elle est.>> Il scruta le fond de la mer et s’écria :

<< Elle est là, accrochée à la pointe d’un rocher.>>

L’Interminable les transporta jusque-là et dit :

<<Je la repêcherais bien, si seulement je pouvais la voir.>>

<<Si ce n’est que cela, attends !>> dit l’Enorme. Il se coucha sur la rive, ouvrit la bouche et les vagues coulèrent dans sa gorge. Il but ainsi toute la Mer Rouge jusqu’à ce qu’elle soit aussi sèche qu’un désert.

Puis l’interminable se pencha en avant et ramassa la bague.

Tout heureux, le prince la rapporta à la vieille femme qui en fut fort étonnée.

<< C’est bien la bonne bague ! S’écria-t-elle. Tu as gagné la première épreuve. Voici la seconde : Vois-tu ces trois cents bœufs bien gras qui paissent dans les prés autour de mon palais ? demanda la reine. Tu devras les manger tout entiers, avec la peau et les os, les poils et les cornes. Et dans ma cave, il y a trois cents tonneaux de vin. Tu devras les boire avec ton repas. Si tu laisses un seul poil de bœuf ou une seule goutte de vin, tu es un homme mort ! >>

<< Puis-je au moins inviter quelques convives, demanda le prince, un repas sans compagnie serait bien morne.>>

La vieille sourit et dit :

<<Puisque tu veux de la compagnie, tu peux inviter un convive, mais un seul.>>

Le prince alla trouver ses serviteurs et dit à l’Enorme.

<<Aujourd’hui tu es mon invité, et, pour une fois, tu pourras manger autant que tu voudras.>>

Alors l’Enorme se mit à enfler, mangea les trois cents boeufs sanslaisser le moindre poil, et demanda ce qu’il y avait d’autre pour le dîner. Pour ce qui est du vin, il ne s’embarrassa pas d’un verre, il le but à même les tonneaux, jusqu’à la dernière goutte. Le repas terminé, le prince alla trouver la vieille femme et lui annonça qu’il avait accompli la deuxième épreuve. Elle fut très surprise et dit :

<< Personne n’est allé encore jusque-là, mais il te reste une dernière épreuve.>> Cette fois, pensa t-elle, il ne s’en tirera pas et sera décapité.

<<Ce soir, j’amènerai ma fille dans ta chambre, dit-elle, et tu la prendras dans tes bras. Mais tu devras veiller à ne pas t’endormir pendant que tu la tiendras enlacée. Car lorsque sonnera minuit, je viendrai, et si alors elle ne se trouve plus dans tes bras, tu auras perdu.>>

Le prince pensa que l’épreuve semblait facile, et il était sûr de garder le yeux ouverts, mais il appela quand même ses serviteurs, leur décrivit les ordres de la vieille et dit :

<<Qui sait qu’elle ruse peut se cacher là-dessous ? On n’est jamais trop prudent ! Alors veillez et assurez-vous que la jeune fille ne quitte pas ma chambre.>>

Quand la nuit fut revenue, la vieille femme amena sa fille au prince qui la prit dans ses bras. L’Interminable s’enroula autour des jeunes gens et l’Enorme se posta devant la porte de façon à ne laisser passer personne. Ils restèrent assis là tous les deux; la jeune fille ne disait pas un mot, mais son visage, éclairé par un rayon de lune, apparaissait au prince dans son incomparable beauté. Il la contemplait avec bonheur, le cœur débordant d’amour, et ses yeux ne s’en lassaient pas. Cela dura ainsi jusqu’à onze heures. A ce moment précis, la reine leur jeta un sort, et tous tombèrent endormis, tandis que la jeune fille disparaissait.

Ils dormirent ainsi profondément jusqu’à minuit moins le quart, là, le sort se dissipa, et ils se réveillèrent.

<< Miséricorde, s’écria le prince, je sis un homme mort !>>

Ses fidèles serviteurs commencèrent à se lamenter et à pleurer, excepté Fine Oreille qui dit

<<Chut ! Laissez-moi écouter.>>

Il tendit l’oreille et dit au bout d’un instant :

<< La princesse est assise dans une grotte, à trois cents heures d’ici, et se lamente sur son sort. Toi, l’interminable, tu es le seul qui puisse lui venir en aide : étire-toi autant que tu peux, et en quelques enjambées, tu seras près d’elle.>>

<<Certainement, dit l’Interminable, mais il faut qu’OEIL de feu vienne avec moi afin de briser le rocher de son regard puissant !.>>

Regarder comment ils étaient endormit

L’Interminable prit ŒIL de Feu sur son dos, et en un rien de temps, ils arrivèrent devant le rocher ensorcelé. L’Interminable ôta le bandeau de son compagnon qui regarda le rocher et le fit aussitôt éclater en mille morceaux. Puis, l’Interminable enleva la princesse, la déposa une fraction de seconde plus tard auprès du prince, retourna chercher son compagnon qu’il ramena aussi vite, et avant le premier coup de minuit, tous avaient repris leurs places, tout guillerets.

Lorsque minuit sonna, la vieille sorcière se glissa dans la pièce, avec un sourire triomphant, comme pour dire, “Cette fois, je le tiens !” car elle était sûre que sa fille se trouvait dans la grotte, à trois cents heures de là.

Quand elle l’aperçut entre les bras du prince, elle fut saisie d’effroi et dit :

<< Voilà, un homme dont les pouvoirs sont supérieurs aux miens !>> Elle ne pouvait plus protester et dut lui accorder la main de sa fille.

Regarder L’Interminable, qui porte la princesse

Cependant elle chuchota perfidement à l’oreille de la princesse :

<<Quelle honte pour toi de prendre un homme du peuple pour époux, au lieu d’en choisir un qui soit digne de ton rang !>>

L’orgueil de la jeune fille fut piqué à vif, et elle n’eut de cesse de se venger. Le lendemain, elle fit entasser trois cents fagots de bois pour en faire un bûcher, et dit au prince que bien qu’il ait accompli avec succès les trois épreuves elle ne serait sa femme que s’il trouvait quelqu’un pour s’asseoir au milieu du bûcher et en supporter la chaleur. Elle pensait qu’aucun de ses serviteurs n’accepterait de se laisser immoler pour lui, et qu’ainsi il affronterait lui-même les flammes par amour pour elle, après quoi, elle serait libre.

Mais les serviteurs dirent :

<< Nous avons tous accompli quelque chose, sauf Frileux. C’est son tour maintenant.>>

Alors ils le placèrent au milieu du bûcher et mirent le feu aux fagot. Le bûcher s’embrasa, et brûla pendant trois jours. Quand tout le bois fut consumé et que les flammes s’éteignirent, on vit Frileux au milieu des cendres, tremblant comme une feuille.

<< Jamais de ma vie, je n’ai eu si froid ! dit-il. Un peu de plus et je mourais gelé.>>

Regardez Frileux sur le bûcher

Il n’y avait désormais plus rien à faire ; la princesse allait devenir la femme du prétendant inconnu. Mais tandis qu’on les conduisait à l’église, la vieille reine s’écria :

“C’est un affront que je ne puis pas supporter !>>

Et elle envoya son armée à leur poursuite pour tout écraser sur son passage et ramener sa fille. Mais Fine Oreille écoutait, et il entendit les ordres que la reine avait donnés en secret à ses soldats.

<< Que faire maintenant ?>> demanda-t-il à l’Enorme. Ce dernier eut une idée. Il ouvrit la bouche, juste une ou deux fois, et laissa s’écouler derrière le carrosse une partie de la mer qu’il avait bue. Un immense lac se forma, dans lequel se noyèrent tous les soldats de la reine.

Dès que la sorcière l’apprit, elle envoya des cavaliers en armures, mais Fine Oreille entendit le cliquetis de leurs cottes de maille, il ôta le bandeau d’OEIL de Feu qui n’eut qu’à jeter un coup d’œil pour briser l’ennemi.

Voilà œil de feu en train de briser l’ennemi

La noce put continuer son chemin, et quand le mariage eut été célébré, les six serviteurs vinrent faire leurs adieux au prince en disant :

<< Tous vos souhaits ont été exaucés, vous n’avez plus besoin de nous, aussi allons-nous chercher fortune de notre côté.>>

A une demi-journée de distance du château du roi se trouvait un village où les jeunes mariés  aperçurent un homme qui gardait un troupeau de porcs. Comme ils s’approchaient, le prince dit à sa femme :

<< Sais-tu qui je suis en réalité ? Je suis porcher, et l’homme que tu vois là est mon père. Nous devons tous deux l’aider dans son travail.>>

Il la conduisit dans une auberge et demanda discrètement à l’hôtesse de lui subtiliser ses vêtements royaux durant la nuit. Quand elle se leva, le lendemain, elle n’avait plus rien à se mettre. L’hôtesse lui donna une vieille robe et une paire de bas de laine et, faisant mine de lui faire un somptueux cadeau, déclara,

<<Si ce n’était pas pour votre mari, je ne vous aurais rien donné du tout !>>

La princesse crut alors pour de bon que son mari était porcher, et alla garder les cochons avec lui en pensant : “Voilà ce que j’ai mérité pour avoir été si orgueilleuse et si hautaine.”

Au bout de huit jours, ses pieds lui faisaient si mal qu’elle n’en pouvait plus.

Des hommes arrivèrent alors et lui demandèrent si elle savait qui était son mari.

<< Oui, dit-elle, il est porcher et vient de partir pour aller vendre des rubans et des lacets.>>

<<Suivez-nous, dirent-ils, et nous vous mènerons à lui.>>

Voilà à quoi ressemblait la princesse en porchère

Ils la conduisirent au château, et lorsqu’elle pénétra dans la grande salle, elle vit son mari paré de somptueux vêtements. Elle ne le reconnut pas tout de suite, mais il la prit dans ses bras, l’embrassa et lui dit :

<< J’ai tant souffert pour toi qu’il était juste que toi aussi tu souffres pour moi.>>

Leurs noces furent enfin célébrées comme il convenait, et j’aurais bien voulu pouvoir y assister, moi aussi !

J’espère que cette histoire vous a plus si tel est le cas, n’hésitez pas de mettre un petit pouce j’aime, de vous abonner à la chaîne pour d’autres histoires et astuce, ainsi que d’aller sur le blog pour vous abonner à ma news letter pour être informés de tout ça et recevoir un bonus gratuit pour créer votre bibliothèque idéale pour dyslexique.

Je vous dis à bientôt portez-vous bien.

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