Le renard de morlange

Auteur : Alain Surget

 

Edition : Nathan poche
Parution : 2005
Pages : 125

à partir de : 11 ans

 

 Violences, humiliations : rien n’arrête le cruel comte de Morlange. Rien ? Jusqu’au jour où un vieil ermite lui prédit que, s’il ne change pas sa conduite, il sera transformé en jeune renard les nuits de pleine lune… tout en conservant son esprit humain, et ainsi jusqu’à ce qu’il ait fait pénitence ! Si Renaud de Morlange est un fin chasseur, renard a, lui, bien des choses à apprendre pour affronter les dangers de la forêt…

 

 

Mon avis sur le renard de Morlange

 

Une maudite malédiction

 


Imaginez, vous habitiez à Metz, au moyen-âge. Vous auriez alors toutes les chances de tomber sur le comte de Morlange. Enfin il vaudrait mieux pour vous, que vous soyez du côté des nobles, que des pauvres paysans, car ce cher monsieur n’est pas un tendre. Il est sans foi, ni loi. Ce moquant éperdument du mal qu’il peut faire aux autres. Il saccage les récolte de ses sujets, séquestre sa femme.


Un jour, il n’hésite pas à humilier un ermite. Ce dernier, lui annonce droit dans les yeux, qu’à la nuit de la pleine nuit, il sera changé en renard, et que seule une attitude meilleure pourra, annuler la malédiction.


Bien évidemment, le comte de Morlange, n’y croit pas un instant. Du moins, est-ce, ce dont il veut se persuader, car au fond de lui, il ne peut s’empêcher de repenser au vieil homme, et à ses paroles. Le jour de la pleine lune arrivée, il organise une grande fête, espérant ainsi, prouver que rien ne se passera. Hors, à minuit, il est attiré, irrémédiablement vers les bois. Il devient effectivement renard.


Au départ, il panique, et puis peu à peu, il prend goût à ces escapades nocturnes. Au bout de quelques mois, sa femme, l’espionne, et lorsqu’elle comprend, ce qui s’est passé, elle vole les vêtements de son mari. Si ce dernier ne peut se revêtir, avant le levé du jour, il finira définitivement renard.


Si le comte de Morlange, en tant qu’homme m’a bien évidemment dégoûté, évidemment, car l’auteur a tout fait pour que ce soit le cas. Renaud-Renard en revanche m’a intéressé. J’ai bien aimé, sa progression psychologique.

Ce conte pour enfants est vraiment bien mené. Le vocabulaire est riche, surtout sur la partie médiévale. J’aime bien la morale véhiculée par l’auteur.

 

En conclusion :


avec le renard de Morlange, Alain Surget nous offre un conte sympathique avec une morale de valeur, l’importance de savoir pardonner, aux autres, certaines, mais à soi également.

 


Ma note : 15/20


À lire si vous aimez : les histoires de moyen-âge, les malédictions.


Passez votre chemin si vous n’aimez pas : la richesse du vocabulaire, peut rebuter certains lecteurs.


Bibiliothérapie : l’importance du pardon. L’importance de savoir se remettre en question

 

 

Morceaux choisit :

 

 

un long moment passa sans qu’il fît mine seulement de pointer son museau au-dehors. Il écoutait la nuit, tremblant de peur, priant pour qu’aucun fauve – loup, glouton ou renard – ne le surprît en ce lieu

Renaud-renard eut l’impression que la forêt tout entière lui tombait sur la tête. Ce n’était pas possible ! Pas sa propre femme ! En lui dérobant ses vêtements, elle le condamnait à errer éternellement sous la peau d’un renard. C’était une trahison, c’était…C’était… Il étouffait de rage et d’impuissance. Il se souvint alors de la façon dont il traitait son épouse, reconnut que – sans doute – il l’avait un peu trop rudoyé. Qu’elle se venge, soit, mais pas de cette manière ! Il était un humain après tout, il avait droit à la justice des siens.

 

 

Commendez “Le renard de Morlange”

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Le Renard de Morlange a été lu dans le cadre de mon défi fou

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