La Sorcitresse

 

Auteur : Philippe Arnaud

 

Genre : Fantastique

Edition : Sarbacane

Parution : 7 octobre 2015
Pages : 192

à partir de : 8 ans

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 À « Deuxième-Chance », la maison de redressement où ses parents l’ont envoyé, Balthazar est bien malheureux, le premier jour. Et puis, il rencontre Romain le costaud, l’époustouflante Charlotte… et le pauvre Timothée, souffre-douleur de cette horrible pension qu’ils ont rebaptisée « Double-Peine ». Très vite, les quatre deviennent inséparables, et tiennent tête aux autres pensionnaires – Gros Lucas, la méchante Clémence et leur bande de garnements malfaisants. Mais c’est un autre défi qui les attend, bien plus grand : sauver leur magnifique maîtresse, en chassant la sorcière épouvantable qui la remplace quinze jours par mois. Le secret qu’ils vont alors découvrir changera leur vie à jamais…

 

 

Mon avis sur le roman La Sorcitresse

 

 

Mi-ange, mi-démon

 

En voyant ce titre, j’étais assez intriguée, à quoi pouvait bien correspondre ce jeu de mots sorcitresse, à une sorcière avec des tresses ?


Non-bien évidemment. Sorcitresse, est la moitié d’une sorcière et la moitié d’une maîtresse. Mais attention pas n’importe qu’elle maîtresse, la plus belle, la plus douce, et la plus gentille maîtresse.


Mais laissez moi, vous contez l’histoire.


Tout commence le jour, où Balthazar est envoyé, dans cette pension, “la deuxième chance”, une pension tellement glauque, où le personnel rivalise de cruauté, que les enfants ont fini par l’appeler “double peine”. Vous voyez un peu le topo. C’est une école pour délinquants, hors, le directeur ne fait pas de distinction, entre vrais voyous, et enfants à problèmes. Les gros durs, y règnent en maître.
Alors imaginez un peu la joie que Balthazar et ses amis, Romain, Charlotte, et le chétif Tim, qui est d’ailleurs, à l’origine de leur amitié, lorsqu’ils voient arriver, une sublime créature, et qu’en plus, ils s’aperçoivent, que c’est leur institutrice. Autant le dire, direct, dans cet univers morbide, elle fait un peu tâche.
Leur bonheur fut hélas de courtes durées, car deux semaines plus tard, elle sera remplacée, par une horrible créature, à l’haleine fétide, et tout ce qui va avec. Au départ, les enfants pensent que leur maîtresse, est malade, mais lorsque la sorcière revient la semaine d’après, ils commencent à trouver que la maladie, dure trop longtemps. Heureusement, leur maîtresse revient. Enfin, seulement 2 semaines.

Le radar de Balthazar, se met en route immédiatement, il en est persuadé, il se trame des choses, louches là-dessous. Surtout, que les vils surveillants, seraient presque heureux de retrouver la sorcière ! Pas étonnant, tiens !


Mais foi de Balthazar, ils ne vont pas en rester là, et se taper sans rien dire, la repoussante jusqu’à la fin de l’année, et puis, il y a une petite chose qui le travaille, il a l’impression que sa maîtresse adorée, devient réellement de plus en plus chétive. Et si c’était l’autre harpie, qui cherchait à l’éliminer ?


Vous l’aurez compris Balthazar est le héros principal, de cette histoire, mais c’est également le narrateur. Qui d’ailleurs n’hésite pas à prendre à témoin son lecteur. Comme le jeune garçon ne manque pas d’humour, on se laisse bien volontiers porter par son récit. Surtout qu’en plus de ça, les rebondissements, et les bêtises qui vont avec, ne manque pas.


Cependant, moi, c’est le petit tim, mon préféré. Cet enfant brimé depuis la maternelle, qui passe de soumis par habitude, à courageux et volontaire. Pour reprendre, une célèbre réplique du film “Astérix, mission Cléopâtre”, “C’est qui le lion maintenant !”


J’ai beaucoup aimé les passages,  de la maison, au double caractère, très représentative de la sorcitresse. C’est sans aucun doute, un livre que je conseillerais pour une pile de livres à lire au moment d’Halloween.


On a depuis quelque temps en littérature jeunesse, prit l’habitude de croiser, de jolies sorcières, plutôt pacifistes, ça fait du bien de revenir à des valeurs plus traditionnelles de la cruella au nez crochue.

 

Pour Conclure


La Sorcitresse de Philippe Arnaud est un condensé d’humour, et de suspens. Avec en prime quelques pages bonus. Enfin, le roman ne serait sans doute pas aussi succulent sans les illustrations, de Joëlle Dreidemy, franchement, je les adore. Une lecture idéale, en cette période, d’Halloween. Et qui mine de rien, fait un très bon livre, de bibliothérapie pour mettre l’accent sur les comportements.

 

Ma note : 17/20

A lire si vous aimez : les histoires de sorcières, de camaraderie, les livres qui font rire, et ceux où il y a du suspens

A ne pas lire si vous n’aimez pas : tout ce que j’ai mis plus haut

Bibliothérapie : les conséquences d’un mauvais comportement. L’importance de ne pas se moquer des plus faibles. Voir même de les protéger, et pour aider les victimes à parler.

Morceaux choisis :

Et, je vais pas vous mentir : ça marche. A double-peine, de toute façon, quand par hasard quelque chose ne te fiche pas la trouille, tu flaires le piège.

Sauf à croire aux miracles.

Sauf…

…que ce jour-là, à 8 h 30 pétantes…

ELLE est apparue.

Ah, les amis, ce silence dans la cour au moment où elle est sortie du préau, c’est même pas racontable !

Juste Charlotte qui a soufflé :

_ Oh là là, elle est bellifique.

C’était le mot juste. Bellifique. D’ailleurs Romain et Tim n’ont rien ajouté – ils sont restés la bouche grande ouverte (tu y aurais mis une boule de bowling sans peine – mais j’en avais pas sous la main).

 

 

_ Apparemment elle est malade, la maîtresse. On a une alternante.

Une alternante, oui. Et tout juste fait pour Double-peine… en mille fois pire que ce qu’on avait connu jusque-là dans cet endroit maudit. Tim s’est fait pipi dessus rien qu’en la voyant. Elle trimballait des ongles de vingt centimètres, une peau toute ridée – avec des plissures par-dessus les rides-, et un nez crochu qui lui descendait jusque sous la bouche, avec des narines façon caverne. Quand elle souriait, ça puait dans toute la classe, un mélange de crotte de vieille chèvre puissance 10, de diarrhée humaine, de putois malade et de punaise écrasée. Son sourire la rendait encore plus laide, en plus la lèvre du haut remontait tandis que celle du bas descendait, du coup on apercevait nettement les quelques dents qui lui restaient (une petite dizaine), des chicots complètement noirs et troués de partout. Pour couronner le tout, elle n’avait que la peau sur les os, le squelette apparaissait à travers. On aurait dit que c’était les orbites du crâne qui te fixaient sous la peau.

 

Tu l’as lu ? n’oublie pas de me dire ce que tu en as pensé en commentaire 😉

 

 

 

La Sorcitresse a été lu dans le cadre de mon défi fou

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