La dyslexie

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Pourquoi, la dyslexie m’intéresse t-elle ?

 

 

La dyslexie, ma meilleure ennemie :

 

 

Peu de gens, même dans mes plus fidèles lecteurs savent que je suis dyslexique. Alors forcément, c’est un sujet qui me tient à cœur. Je ne pouvais donc pas ouvrir un blog spécial littérature jeunesse, sans garder une grande place à la dyslexie.

 

 

Laissez-moi, vous raconter mon histoire.

 

 

J’aime à dire dans mes chroniques, que je suis de l’ère des dinosaures, plus par taquinerie, que par réel souci, de vieillir. Pourtant, lorsque je repense à certaines mentalités, comportement et autres incompréhensions, je vois le faussé, qu’il y a, entre ma génération, celle qui l’a précédé, et la nouvelle.

Je suis effectivement assez vieille, pour que le mot dyslexie, n’est jamais fait partie de mon vocabulaire d’étudiante. Lorsque j’usais les fonds de jean sur les bancs de l’école, j’étais ce qu’on appelle une élève moyenne, pour certains de mes professeurs, je frôlais même le cancre. Mais comment en vouloir, au corps enseignant, moi-même, je n’ai découvert, mon “handicap” qu’il y a un peu plus de 20 ans.


Mais commençons par le commencement

Une autre chose que j’aime également dire, c’est que je suis née avec un livre à la main, et que j’ai su lire avant ma sœur. Et c’est vrai. Dès lors, comment est-ce possible ?

Honnêtement, je n’en sais rien. La nature a ses mystères, qu’elle seule comprend. Tout comme nous avons chacune un bébé “miracle”, puisque ni l’une, ni l’autre, n’auraient dû être en mesure, de procréer. J’ai su lire avant mon aînée.

Les problèmes sont apparus plus tard, au CP. Là, j’avais deux versions, la première, il s’agissait d’un problème de vue, la seconde un problème psychologique dû au divorce de mes parents. Ce qui n’a pas vraiment de sens, puisque l’on naît dyslexique, on ne le devient pas.

J’héritais donc, d’une paire de lunettes, qu’on me retira un an
après, puis qu’on me remit quelques années plus tard. Avec des séances de rééducation.

J’ai toujours eu le sentiment à l’attitude des professionnels, d’avoir des lunettes de complaisances. Ce sentiment était intensifié, chaque fois que quelqu’un les utilisait ou regardait au travers, la correction était si mince, qu’on aurait pu croire qu’il ne s’agissait que de vulgaire loupe.

Bien sûr avec le recul, je sais que c’est ce qui m’a permis de continuer à dévorer les livres. Car oui, malgré un problème de dyslexie, j’étais, (et je suis toujours) une boulimique de lecture. Je sais que je ne serais jamais une lectrice rapide, il me faut parfois, deux à trois heures sur un volume que d’autres dévoreront en 1 heure, parfois moins, et alors, ce n’est pas une course la lecture, si ?

Évidemment, lorsque je suis fatiguée il m’arrive encore de confondre quelques mots, mais grâce à quelques astuces, je vis pleinement ma passion. Comme vous le savez peut-être si vous, ou votre enfant souffre de Dys, il y a plusieurs formes de dyslexie, si la lecture est loin d’être mon handicap principal, j’ai en revanche une grande dyscalculie. Du côté dysgraphie, et dysorthographie, c’est pas mal non plus.

 

Les temps changent :

 

De nos jours, la dyslexie est prise très au sérieux, et les enfants (et les adultes) qui en sont atteints, bénéficient de logiciels, et de différentes techniques pour les aider.
Malheureusement les mentalités, elles non pas changées. Il y a quelque temps, en passant vers une école, à l’heure de la sortie, j’ai entendu un jeune se faire traiter de tout les noms d’oiseaux possibles, parce qu’il souffrait de dyslexie.
Les temps changent, mais les changements ne se font pas tout seuls. Alors j’ai réfléchi, et je me suis dit, que je ne pouvais pas, me réjouir de voir que des maisons d’éditions, publient des œuvres adaptées aux dyslexiques, et ne rien faire de mon côté, et ce que je sais le mieux faire, c’est lire et bloguer.
Vous raconter mon histoire, c’est vous dire que la Dys, n’est pas une fatalité, et vous redonner le sourire.
Il y a beaucoup de choses à dire, dessus, beaucoup de livres à étudier, de nombreuses astuces pour vous aider, alors vous trouverez régulièrement des articles, traitant de la dyslexie sur ce blog. Au moins une fois par semaine.

 

On ne guérit jamais vraiment de Dys, mais on peut l’améliorer, et n’oubliez pas que Winston Churchill, Steven Spielberg, Albert Einstein, Johnny Halliday, Tom Cruise, Agatha Christie, Léonard de Vinci sont et étaient des dyslexiques.

 

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